Edito


TERRITOIRE EN DIRECT
étape 3 territoire(s) pluriel(s)
Le projet Territoire en direct a pour objectif d'accompagner les échanges entre les établissements scolaires et les établissements culturels d'un même territoire.
Pour favoriser ces liens, des ateliers de création (théâtre, vidéo, photographie...) dirigés par des artistes sont proposés aux professeurs dans le temps scolaire ou périscolaire.

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Vendredi 18 avril 2008 5 18 04 2008 09:00
Vendredi 18 avril
Nous organisons, sur les conseils de Paul-Marie, le travail pour la journée. Certains finissent  le travail sur Photoshop ou leurs collages.
Nous avons choisi le titre du travail final réalisé par la totalité de la classe et on l'a nommé « Pour cause des moi ».
Par la suite nous avons eu l'occasion d'enregistrer un de nos slams, voire les deux, dans le studio-son de la MGI.
Ensuite une équipe constituée de deux de nos camarades fut chargée de donner des titres aux groupes de documents afin d'organiser l'exposition..


D'autres ont classé les textes des élèves puis en ont photocopié certains.


D'autres ont préparé la présentation du soir.

D'autres récupéraient les photographies que nous avions faites et que nous tirait Ernesto et les classait pour organiser une scénographie de l'exposition. Une équipe d'affichage a collaboré avec ce groupe.
Des  équipes de journalistes et de reporters ont finalisé ce compte-rendu.
La journée que j'ai préférée, c'était vendredi. Elle fut chargée et bousculée, chacun devait terminer ce qu'il avait commencé ou pas et cela créait la panique; c'était une vraie cavalcade entre les étages et les tensions entre certains groupes ne pouvaient être évitées. On a fini juste à temps l'installation de l'exposition et moi, je n'ai cessé de courir, de monter et de descendre les marches et de m'attirer les désaccords de tout le monde.
J'étais toujours d'avis contraire et voulais essayer des choses qu'à chaque fois, chacun réfutait.
J'ai adoré faire partie du groupe de scénographie et dire que, d'après moi, telle image n'allait pas à côté de telle autre...etc.
Il y avait plusieurs groupes pour exposer textes et images (les yeux, l'enfance, les phrases collées sur les photos, etc.) et je n'arrêtais pas d'aller voir les uns et les autres. Tous ont mis énormément d'énergie pour finir à temps, tous ont proposé des idées, tous ont beaucoup réfléchi à quoi faire et ne pas faire, et je me suis attirée la colère de tous. C'était super.
J'ai même dû subir un interrogatoire par deux élèves de ravel qui étaient abasourdis par tout ce remue-méninge, ces changement qu'on devait faire et tout le monde absorbé par sa tâche.


A la fin, on a fini d'exposer la dernière photo des yeux pile à l'heure

..et ça a été pour moi une grande satisfaction de voir, depuis la première marche tout en haut, les photographes et leurs parents qui étaient venus voir nos oeuvres.


J'ai vraiment eu l'impression de faire quelque chose de réel, qui n'a été fait que par notre classe mais aussi pour les autres, comme si ç' avait été une véritable exposition dans un musée.

J'étais fière

J'ai beaucoup apprécié ce stage car nous avons travaillé sur des supports différents de cuex que nous utilisons au collège, puis le fiat d'alterner photographie et textes a fait passer le temps beaucoup plus vite qu'à l'ordinaire car à la place d'être cloués sur des chaises toute la journée nous étions sans cesse en mouvement. Ensuite nous avons appris à prendre des initiatives, nous avons pris confiance en nous et nous nous sommes rendus compte que nous étions réellement capables de produire quelque chose d'extraordinaire. Ce stage a également aidé à renforcer ou à créer certains liens entre les personnes qui n'existaient pas avant ou alors très peu. Nous nous sommes aussi entraidés ce qui a permis que l'on avance vite et bien. Bien sûr c'était une semaine épuisante et nous étions tous contents que cela se finisse car certains étaient vraiment exténués. Cependant je pense que ce stage a plu à tout le monde mais surtout en a surpris plus d'un, car nous avions peu d'informations et craignions de nous ennuyer ce qui n'a pas été les cas.
                                                                 
J'ai trouvé que l'accueil de la MGI était irréprochable (les adultes étaient gentils, serviables, amusants). J'ai aussi adoré la liberté que nous avions durant cette semaine : ça donnait plus envie de travailler en étant en mouvement, en parlant et en rigolant.
                                                                 
Conclusions de ce stage
Avantages : beaucoup de travail sur soi-même, parfois des passages émouvants, tristes ou complètement fous. Nous étions tous très proches, solidaires et unis(à mon avis). Nous avons beaucoup appris.
Inconvénient : trop court!!
                                                                
Ce stage me donne des idées pour mon avenir, pour mon métier.
                                                                
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 04 2008 09:00
Jeudi 17 avril
Échauffements, nous avons corrigé nos textes,  nos slams; mini-projets qui consistaient à coller une phrase d'un de nos textes sur une des photos réalisées la veille et que nous avions choisie.


Commencement des montages photos sur le logiciel « Photoshop » dans la salle d'informatique dit aussi « salle image ».



Après une pause déjeuner bien méritée, nous sommes repartis finaliser nos montages photos  qui sans Hanna n'auraient pas été finis à temps.



Stanilas est souvent venu à notre secours pour nous aider à utiliser les Mac.
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Mercredi 16 avril 2008 3 16 04 2008 09:00
Mercredi 16 avril
Pendant que les élèves travaillaient l'écriture avec Madame Gayerie, Hanna nous prenait par trois ou quatre pour sortir de la MGI et prendre des photos. Nous étions munis de deux appareils différents.


Comme il faisait beau, nous sommes sortis prendre des photos des environs, sous différents angles (d'un arbre ou d'un lampadaire par exemple), puis nous sommes allés chercher d'autres personnes de la classe pour que nous puissions remonter dans la salle et terminer notre caviardage qui fut fini pour certains mardi, pour d'autres mercredi.





Caviardages


Atelier d'écriture : Grand Corps malade, Enfant de la ville, écriture. Lecture des textes à voix haute. Recherche de rythme.
J’suis un enfant de la ville j’aime qu’ça bouge, qu’ça gruge, qu’ça hurle.
J’kiffe quand les gens chantent, se tentent sur le bitume qu’ils arpentent.
J’suis un enfant de la ville, de la métropole, de la cité, un goût de sommet, un semblant de rejet de la société.
Et pourtant en plein dedans, on s’en défend, en s’y enfonçant pourtant.
On court à perdre haleine avec nos Converse défoncés et notre sacs Longchamp en plein vent; s’arrêter pour respirer ce serait perdre son temps.
J’suis un enfant de la ville, je suis née dans la pollution, la corruption.
Je dérive de la consommation pure, de l’achat de sa personnalité dans un supermarché.  
Ce qui me fait vivre dans cette ville me tuera.
La capitale des fashion victimes et des bourrés aux vignes. 
Paris.        
Ola

Je suis un enfant de Paname
Je suis un enfant de la ville.

J'ai pas peur du risque
J'ai pas peur de la pluie.

J'ai pas peur de la route
J'ai pas peur de la nuit.

J'aime le style
J'aime la ville.

J'aime la vie
J'aime Paname.

Paname c'est ma vie
Paname c'est une envie.
Marc

Atelier photo



On est parti à l'extérieur,  accompagnés de l'intervenante, faire des photos avec deux appareils numériques :
un D 70 avec zoom pour photographier les détails de ce qui nous entourait et  un D 200, avec un un grand-angle (10-20), presque un « Fish Eye », pour des vues plus grandes que la normale et pour obtenir des visions déformées. Nous avions aussi un objectif de 70 pour faire des gros plans ou des vues d'objets éloignés. Avec l'objectif 10-20 on a bloqué sur 10 mm pour obtenir en s'approchant de l'objet une déformation des lignes verticales. Avec le 70, on a cherché des détails, des traces, des morceaux, des fragments, des reflets. Chacun de nous devait trouver une autre situation ou une autre idée de photo.
On a travaillé par groupes de deux élèves, les photos étant évidemment d'une grande diversité, tant dans le choix des prises de vue et que du résultat.
Après cet épisode palpitant on a pris en photo les poèmes aléatoires créés par le jeu des caviardages.
L'équipe de reporters.

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Mardi 15 avril 2008 2 15 04 2008 09:00
Mardi 15 avril


C'est par l'appréhension que j'ai commencé la première matinée à la MGI. Des textes nous ont été lus et les exercices se rapportant à ces derniers me paraissaient légèrement difficiles et me laissaient perplexe.
Les textes des autres dévoilaient toujours un peu plus leurs souvenirs, leur personnalité; à chaque fois un eu plus d'eux-mêmes, ils étaient émouvants et on aurait bien aimé pouvoir en écouter davantage.
Les miens étaient plats, ennuyeux, ou ne faisaient appel à rien ou à des choses si subjectives...
Après avoir lu nos textes à voix haute, devant toute la classe, on les récrivait, et c'est dans ces moments-là que j'essayais d'approfondir ma recherche dans mon moi, et que j'exprimai plus clairement mes souvenirs et mes impressions. Non lus devant tout le monde, ils m'étaient toujours personnels, rien qu'à moi.
Les premières fois où l'on devait lire nos textes ont été les plus dures et je tremblais. Quand mon tour était passé, je soufflais de soulagement. C'était encore pire quand on a dû se lever, mais le deuxième jour, cette impression avait nettement diminué d'importance.

Atelier d'écriture :
lecture du texte par le professeur de français, écriture rapide des élèves. Extrait d' Amos OZ, Une Histoire d'amour et de ténèbres. Lecture à voix haute, réécriture.

Je cours, toujours, inlassablement, renversant tout sur mon passage. Des chaises pourtant hautes et lourdes, une pile de journaux en instabilité précaire, des manteaux, accrochés au radiateur. Et moi, je ris. Je continue à courir. Et puis un tapis soudain sur ma route. Je tombe. Toujours ce même tapis d’ailleurs ! A croire qu’il ne m’aime pas beaucoup. Mon genou me fait mal. Je me relève, et m’apprête à continuer mais une main, une grande main, presque deux fois plus grande que ma petite menotte m’attrape. C’est ma maman. Elle me gronde puis m'empoigne brutalement. Elle me ramène dans ma chambre,  m’habille. Toujours silencieuse, elle me conduit à l’école.
Cette cour carrée est pour moi symbole de liberté. Pas de maman pour m’interdire de courir partout ! Je sautille sur les cases de la marelle, toute heureuse de retrouver un de mes jeux favoris. A cloche-pied pour la première, la deuxième, la troisième case puis les pieds joints pour les cases quatre et cinq, à un seul pied pour la case six et pour finir encore les pieds joints sur les deux dernières cases.
Je cours vers le banc, proche du jardin de Monsieur Dubuisse, un bien méchant bonhomme. Le décor de la cour disparaît pour faire place à une mer fougueuse ; je me tiens debout sur le banc qui me sert de radeau. Une vague m’engloutit, moi et mon fier paquebot. Le jeu est fini, j’ai perdu cette fois mais j’ai confiance, j’aurai ma revanche.
Mon regard se tourne vers le bac à sable. Je veux y aller mais l’immense grille verte me fait barrage. Tant pis, j’irai me cacher autre part. Je marche vers le préau, et me glisse derrière les tables de ping-pong. Je me suis si souvent fait gronder pour cela, mais l’on y est si bien et on s’y sent tellement en sécurité.
Charlotte

Atelier d'écriture à partir de la (de) photo(s) d'enfance de chaque élève suivant un extrait du roman d'Anny Duperey, Le Voile noir.

Un vague, très vague souvenir d'une sensation d'enfance : cette cour fleurie où je trottine, dans l'espoir de pouvoir marcher un jour vite, aussi vite que ceux qui m'entouraient. Que d'efforts et d'encouragements! Apprendre à faire mes premiers pas a été, certes, difficiles, certaines chutes ont été douloureuses, mais j'étais tellement encouragée!

Ce qui me fascine sur ces photos, c'est ma bouille captivée par ce que je fais et l'endroit où je vais.
Je me souviens que les fleurs qui occupent les côtés de la cour m'amusent beaucoup: j'aime les arracher pour les avoir dans les mains et les caresser, mais je ne pense pas avoir essayé de les manger. J'aime aussi mes petites formes rondelettes de bébé. La petite charlotte, qui ne me quitte pas, protège ma frimousse ronde du soleil.
Je me souviens des fous rires vécus et des larmes versées pour je ne sais quelles raisons. Je me souviens aussi de ma chambre où, à l'heure de la sieste, parmi mes peluches, je jette ma "totote" en dehors de mon lit à barreaux blancs rien que pour embêter maman, je la rends folle, je fais ça très bien.
Après avoir pris la photo, mes parents ont dû continuer à me regarder trottiner, aller et venir dans tous les sens, vers mes amies les fleurs, mais aussi vers le portail que je tentais d'ouvrir tant bien que mal et dont je trouvais que la poignée était bien trop haute.                                       
Jessica

C'est une journée ordinaire, je vais  chercher du pain avec mon père. Je suis  vêtu d'un blouson en cuir,d'un pantalon noir et de chaussures également en cuir. Moi et mon papa rentrons dans la rue lorsque je réclame une religieuse au chocolat. Dans un premier temps mon père me dispute en disant: " je ne vais pas aller chercher un gâteau dans une boulangerie avec du pain que j'ai acheté précédemment dans une autre boulangerie". Mais en insistant, je fais céder mon père qui me laisse avec le pain dans la rue le temps qu'il aille chercher mon gâteau. Il part et tout d'un coup un homme s'approche de moi, mon père arrive quelques secondes plus tard. L'homme est muni d'un appareil photo. Il demande à mon père s'il peut prendre une photo de moi avec le pain,alors mon père l'y autorise.

En voyant ce monsieur s'approcher, j'ai peur, il peut me kidnapper mais quand je vois que mon père arrive et que l'homme veut juste prendre un photo ça me soulage.
Mickaël

 J’ai choisi cette photo parce qu’elle me rappelle de bons souvenirs avec mon frère. Je peux réfléchir à ce qu'on était avant, à la façon dont on a changé, à l’insouciance à cet âge, .. Je me rappelle aussi assez bien de ce bel après-midi ensoleillé.

    Le vent sur mon visage, allongé sur la matière dure et froide de la fontaine de Reuilly, mon frère à mes côtés, tout près de moi. On sourit. On est heureux. Ce manteau. Ce manteau dont je devais retrousser les manches parce qu’elles étaient trop grandes pour moi et me faisaient mal aux poignets. Vous savez, ces manches froncées avec des élastique, dures et qui râpent la peau… CE manteau. Si chaud, si moelleux, si douillet, si confortable, avec ses petites fleurs.
Ah, comme j’ai regretté quand il ne m’est plus allé, je m’en souviens comme si c'était avant-hier.
Mes cheveux. Attachés, ils sont toujours partis en vrille au niveau des tempes : des frisottis. Mon énorme front. Mon frère. Nos sourires. Sa chemise à carreaux. Ses yeux pétillants.

    Maman, derrière son objectif, coupe au carré, grosses lunettes rondes à la mode des années je-ne-sais-pas-combien, sa jolie tenue en jean et son petit foulard bleu assortis. Elle avait sûrement dû dire : « Cheeeeeeeese ! » au moment de prendre la photo.
Après le clic sonore, je pense que j’ai dû me lever rapidement et soit entreprendre un parcours autour de la fontaine en rigolant et sautant partout, soit rejoindre, toujours rapidement Maman et m’écrier : « Axel ! Viens ! ».
Quoique je fisse , nous avons sûrement dû rentrer tous les trois, tranquillement.
Alix

Atelier photo



On a fait le même travail que le premier jour avec l'autre moitié de la classe. On a vérifié et classé les photos de lundi et on a repris des portraits de ceux qui n'avaient pas de bonnes photos.
On a commencé à faire des fichiers pour chaque élève sur l'ordinateur d' Hanna.
On a fait des photos de l'oeil avec le reflet de la rue, en macro, avec un objectif de 105 macro. Excitation générale.


On a photographié nos photos d'enfance et déchargé sur l'ordinateur d' Hanna les photos de notre territoire que nous avions apportées sur nos clés. Nous les avons classées dans nos dossiers
L'équipe de reportage.
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Lundi 14 avril 2008 1 14 04 2008 09:00
Lundi 14 avril
nous avons été divisés en trois groupes : un groupe photo, et les deux autres pour l'écriture. Dans le groupe photo nous avons appris comment faire une mise au point et avec un appareil nous avons appris à faire un portrait.


Atelier d'écriture
Je me souviens du doudou carré que  mon frère m’avait volé et lancé sur le lampadaire halogène qui était allumé; ça avait brûlé mon doudou et causé d’une grosse tâche noire sur le plafond.

Je me souviens de la fois où pour attraper un pansement j’étais grimpé sur l’armoire de la salle de bain pour  atteindre le pansement, l’armoire était tombée et un médicament violet s’était déversé  dans toute la salle de bain.

Je me souviens d'une cicatrice à l’œil gauche que je me suis faite en me prenant une balançoire dans la tête.

Je me souviens de mon cochon d’Inde et de ses trois noms : Softy pour moi, Pouic-pouic pour ma belle-mère, Mac Do’ pour mes frères car ils disaient qu’il mangeait tout le temps et qu’il était gros.  
 
Kévin
Je me souviens des Leggins roses fluo.
Je me souviens des batailles de boue sur la plage au bled.

Je me souviens de cette soirée, celle qui a sans doute déchiré ma vision éternelle du cocon familial, celle qui a ensanglanté de rancune la main paternelle.  

Je me souviens des larmes de ma grand-mère, brûlante de douleur et de faiblesse.

Je me souviens de la voix de mon père de la tonalité qu’elle prend pour me juger.

Je me souviens du jour ou j’ai décidé de ne plus me laisser faire par la vie.

Je me souviens qu’avec le temps j’apprivoiserai ma liberté.

Ou qu’elle soit, je m’en souviendrai.
  
                                                                                                    Ola

Je me souviens de mon petit dinosaure vert, en peluche que j’appelais « Denver ».
Je me souviens des bains que je prenais avec mon frère et ma sœur.
Je me souviens du jour ou mon père a appelé ma mère pour dire qu’il avait un cancer.
Je me souviens de la chanson « Fais dodo Colin mon petit frère, fais dodo t’auras du gâteau » que me chantait ma grand-mère le soir avant de me coucher.
Je me souviens de ma première trottinette rouge, à une roue à l’avant et à deux roues à l’arrière.
Je me souviens de mon déguisement-Batman que je portais à chaque mardi-gras.
Je me souviens des disputes avec mon frère, lors du repas du soir.
Je me souviens du parfum de ma grand-mère.
Je me souviens des yeux de ma dernière petite amie.
Je me souviens des marionnettes de « Bonne nuit les petits », Nicolas et Pimprenelle.
Je me souviens de mon premier jeu sur ordinateur : « Adibou ».
Je me souviens de chaque instant de mon enfance.
                                                                                                 Milan

Je me souviens, Georges Perec : lecture du texte par le professeur de français, écriture rapide des élèves, réécriture.

Atelier "Caviardage", collage du texte de d' Emile Zola*Le caviar d'âge consistait à sélectionner dans un texte les mots qui nous plaisaient.

atelier à partir de "je viens de là" de Grand corps malade

Je viens de là où les étés sont chauds, les hivers froids,
Là où les printemps sont doux, les automnes frais,
Je viens d’une belle ville, étant dans le Nord de la France,
Dont la terre est fertile, en tout cas c’est ce que je pense,
La vie peut être évidente mais il faut travailler,
L’école prime dans cette vie car elle n’est pas que de loisirs,
Je viens de là où les cultures se mélangent, mais le racisme existe,
Quand tu as une couleur de peau différente, tu peux être fier mais aussi triste,
Je viens de là où l'on a de nouvelles technologies,
Je viens de là où on a la chance de pouvoir aller au cinéma,
On bénéficie presque tous d’une télé chez soi,
Je viens de là où on se donne rendez-vous sur le terrain de foot,
De là où on rigole chaque jour, on respire l’air frais à plein nez,
Malheureusement certains ne sont pas de mon avis,
Lorsque dans ma tête c’est rose,
Dans celle de l’autre c’est gris,
Je viens de là et j’en suis heureux,
Je viens de là et j’en remercie Dieu.
                                                             Pierre-Loup

Je viens de là où les gens ont beaucoup d’argent,
et se tiennent correctement,
et là où mes parents se sentent bien,
là où les familles s’engueulent pour une pomme de pin,
là où les chambres sont recouvertes de posters  Lanvin,
là où les gamins n’ont pas besoin de voler des sacs à main.
Si pour toi « je viens de » signifie là où j’ai grandi
alors je ne viens pas de là où j’ai grandi.
en fait  de là où je viens,
les gamins n’ont pas les moyens,
traînent  dans des jardins, sont des vauriens.
Mais t’inquiète  pas, ils sont bien malins,
 je viens de là où les problèmes avec les parents
se règlent en se droguant.
C’est juste un cri de colère
de jeunes au bout du rouleau
qui en veulent à la terre entière,
car ils sont mal dans leur peau. 
Au lieu de changer de vocabulaire
ils le disent avec  leurs mots,
au lieu d’aller foutre la merde,
ils préfèrent prendre un stylo.
                                                        Simon

A l'atelier photo, Hanna nous a montré des plaques de verre en négatif 6x6 et en positif et négatif 24x36, des planches contact, des bandes-témoins, des tirages noir et blanc sur papier plastifié et barité. Elle avait apporté 200 portraits et autoportraits d'artistes, des journaux.

Les photos des élèves ayant au préalable travaillé sur un projet artistique et photographique ont été exposées aussi et la photographe a demandé à chacun de nous de choisir une photo et d'indiquer comment selon lui, elle avait été réalisée.
 
Hanna nous a expliqué ensuite les différents procédés techniques pour réaliser ces photos (vitesse, ouverture, etc). On comparait avec nos appareils tout cela pour découvrir comment fonctionnaient nos propres appareils.
Chacun de nous a montré la photo d'enfance qu'il avait apportée et dit pourquoi il l'avait choisie.
Puis la photographe a initié les élèves à PhotoShop et à Quark Express, deux logiciels de retouche de photos, qui seront donc utilisés en fin de semaine pour faire des montages.


Ensuite nous avons fait des portraits avec un appareil numérique professionnel, avec un objectif de 105 fixe, des élèves de la classe sur un fond noir pour les utiliser dans des montages associant textes et photos. Nous découvrons le cadrage la lumière et la mise au point.
L'équipe de reportage.

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