Épisode 6 : première étape du chantier Marion'Halles

Publié le par Mgi

 

13 octobre 2010, 15h et 17h : première étape du chantier Marion’Halles avec les trois compagnies Le Pont Volant, StultiferaNavis et Tsara à la Maison du geste et de l’image. Non pas pour y présenter un spectacle au sens propre mais pour y déployer des pistes de réflexion et de recherche issues de cette première saison. Le premier volet Marion’Halles s’achève donc avec, à la clé, le fruit d’une ébauche de travail. Un chantier qui n’est pas immuable mais qui annonce dores et déjà la couleur. Les univers respectifs à chaque compagnie s’exacerbent après un mois d’expérimentation à partir de fragments fragmentés, défragmentés, dénaturés puis articulés pour enfin donner naissance à des personnages, à des voix transcendantes, à des témoignages issus du réel et de notre ville pour nous être soufflés sous une forme plus atypique.


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Le Pont Volant, Le murmure des pierres

 

Avec Le murmure des pierres, la compagnie Le Pont Volant nous entraine dans un travail de recherche documentaire dans lequel la population prend la parole pour nous dépeindre la ville, leur  ville. La ville en essor, la ville en mouvement, la ville en démolition. Les différentes interviews menées dans le laboratoire de recherche de la compagnie prennent corps et voix dans le studio de la MGI à travers une fresque collective, une présentation d’Albert, Janis et Gaspard trois personnages marionnettiques naissants ou encore d’empreintes sonores issues de notre environnement quotidien.

 

 

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Tsara, HOMO URBANICUS (le crash test), Une machinerie de l’irréalité.


La compagnie Tsara place sa réflexion sous le signe de la catastrophe urbaine avec HOMO URBANICUS (le crash test), Une machinerie de l’irréalité. Une ville qui court à sa propre perte et se fracasse sous la résonnance d’une voix amplifiée qui accompagne la chute des objets… à moins que ce ne soit les objets qui se fracassent à l’écoute de cette parole sonorisée. Qui est responsable de quoi ? La voix s’exprime-t-elle face au désastre ? Ou bien est-ce le contraire ? Différentes expérimentations sont menées dans ce laboratoire du désastre devant le public qui s’est directement rendu dans l’espace de recherche de la compagnie pour confronter son regard à celui de l'homme face au progrès.

 

 

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StultiferaNavis, Urban Marionnette


La compagnie StultiferaNavis prend la direction d’une introspection avec Urban Marionnette qui navigue entre le « soi » et son autre. En créant des marionnettes à taille humaine, le thème du double s’affiche dans toute sa splendeur pour nous permettre de voir la ville autrement, de chercher sa place. Celle du personnage sur scène, de son autre, la nôtre, la vôtre. A l’aide d’une vidéo en 3D recréant l’espace public et d’un travail d’écriture qui expérimente différentes visions de la ville, le spectateur se retrouve face à un arbre des possibles. Quelle est la place de l’homme dans la société ? De l’habitant dans la ville ?

 

  

     

La MGI

Publié dans Événements

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