De la Maison du Geste et de l’Image au Musée Cernuschi
Un travail en collaboration avec le Musée Cernuschi autour du thème du souvenir d'enfance.
Un chemin avec la classe de 4e B du Collège Octave Gréard
Présentation du 7 janvier 2010
à la Maison du geste et de l'image
Ça a commencé il y a un an…
Visite au musée Cernuschi
Samedi 23 janvier 2010, nous avons présenté dans l’auditorium du Musée Cernuschi l’atelier de la classe de 4e B du Collège Octave Gréard (Paris 8e) ; dernière étape d’un travail réalisé et présenté deux semaines plutôt à la Maison du Geste et de l’Image (MGI).
Travail vidéo
Le musée des doudous

Photo de famille
Comme un fil tendu entre la MGI et le musée, ces présentations, ou restitutions, étaient l’aboutissement visible et joyeux d’un processus commencé un an plus tôt.
Travail théâtral
Espace de travail, espace de pensée
Après cette aventure « dilatée et concentrée » (des contacts pris pendant plusieurs mois et un atelier réalisé en 4 jours), je me suis demandé ce qui m’avait semblé le plus singulier au cours de l’atelier, de la préparation à la réalisation. Spontanément la MGI m’a fait penser à un outil double : un espace de travail et un espace de pensée.
- Espace de travail puisque qu’à chaque pratique artistique est associé un lieu qui lui est dévolu : studios de montage, studio de théâtre, cabine d’enregistrement, salles d’exposition… Les équipements sont voisins les uns des autres. Cette proximité nous rappelle aussi que ce qui anime l’équipe de la MGI, c’est notamment l’affirmation que dans cette maison tous les arts ont droit de cité. Elément important car il dit qu’il n’y a pas de hiérarchie dans les arts et leurs pratiques.
Ici tous les arts sont visibles.
- Espace de pensée car lors de nos réunions d’équipe, j’ai rencontré des interlocuteurs qui se sont toujours attachés à ouvrir les débats. Nous n’avons jamais clôt une réunion en ayant l’impression d’avoir arrêté notre réflexion, d’avoir fait « le tour du sujet ». Pour autant il n’y avait pas d’imprécision, les projets avançaient en bonne intelligence avec la ferme intention de construire ensemble, en confiance.
Ne pas fixer trop tôt le programme de l’atelier, favoriser l’esprit de recherche, laisser la porte
ouverte à des disciplines auxquelles on ne penserait pas immédiatement (par exemple bénéficier d’un studio d’enregistrement ou aborder la technique du dessin animé) renvoie l’intervenant à son rapport à la transmission. Il s’interroge sur sa propre pratique, peut être tenté d’explorer de nouvelles voies dans le cadre d’un programme précis. La MGI permet cela.
Au cours de l’atelier, je me suis demandé s’il arrivait que des groupes venant travailler à la MGI, issus d’établissements et de quartiers différents, aient la possibilité d’échanger, ne serait-ce qu’un moment. Non pour travailler ensemble, ils n’en auraient pas le temps et ce n’est pas le propos, mais pour qu’ils se présentent leurs projets.
Une façon de répondre à des questions telles que : les « autres » font-ils de la photo, du théâtre, du cinéma, de la poésie… ? Comment et où travaillent-ils ? D’où sont-ils ?
Ils repartiraient avec une meilleure connaissance de ceux qui comme eux investissent l’endroit.
Débat suite à la présentation publique
Ces quelques lignes se veulent le témoignage en forme de bilan d’une expérience heureusement inachevée. On n’anime pas un atelier avec l’objectif de clore complètement un travail. Il faut ménager des ouvertures, des lignes de fuites. C’est dans cette perspective que j’ai souhaité travailler.
De la conception à la réalisation, il s’agit de mettre en place un processus qui amène chacun à trouver des éléments de réflexions personnelles pour l’accompagner après l’atelier, au-delà des murs de la MGI.
Car l’histoire n’est pas terminée, son écriture se poursuit sans nous, reprise par chaque participant en fonction de sa sensibilité.
Un chemin avec la classe de 4e B du Collège Octave Gréard
Présentation du 7 janvier 2010à la Maison du geste et de l'image
Visite au musée CernuschiSamedi 23 janvier 2010, nous avons présenté dans l’auditorium du Musée Cernuschi l’atelier de la classe de 4e B du Collège Octave Gréard (Paris 8e) ; dernière étape d’un travail réalisé et présenté deux semaines plutôt à la Maison du Geste et de l’Image (MGI).
Travail vidéo
Le musée des doudous
Photo de familleComme un fil tendu entre la MGI et le musée, ces présentations, ou restitutions, étaient l’aboutissement visible et joyeux d’un processus commencé un an plus tôt.
Travail théâtral Espace de travail, espace de pensée
Après cette aventure « dilatée et concentrée » (des contacts pris pendant plusieurs mois et un atelier réalisé en 4 jours), je me suis demandé ce qui m’avait semblé le plus singulier au cours de l’atelier, de la préparation à la réalisation. Spontanément la MGI m’a fait penser à un outil double : un espace de travail et un espace de pensée.
- Espace de travail puisque qu’à chaque pratique artistique est associé un lieu qui lui est dévolu : studios de montage, studio de théâtre, cabine d’enregistrement, salles d’exposition… Les équipements sont voisins les uns des autres. Cette proximité nous rappelle aussi que ce qui anime l’équipe de la MGI, c’est notamment l’affirmation que dans cette maison tous les arts ont droit de cité. Elément important car il dit qu’il n’y a pas de hiérarchie dans les arts et leurs pratiques.
Ici tous les arts sont visibles.
- Espace de pensée car lors de nos réunions d’équipe, j’ai rencontré des interlocuteurs qui se sont toujours attachés à ouvrir les débats. Nous n’avons jamais clôt une réunion en ayant l’impression d’avoir arrêté notre réflexion, d’avoir fait « le tour du sujet ». Pour autant il n’y avait pas d’imprécision, les projets avançaient en bonne intelligence avec la ferme intention de construire ensemble, en confiance.
Ne pas fixer trop tôt le programme de l’atelier, favoriser l’esprit de recherche, laisser la porte
ouverte à des disciplines auxquelles on ne penserait pas immédiatement (par exemple bénéficier d’un studio d’enregistrement ou aborder la technique du dessin animé) renvoie l’intervenant à son rapport à la transmission. Il s’interroge sur sa propre pratique, peut être tenté d’explorer de nouvelles voies dans le cadre d’un programme précis. La MGI permet cela.
Au cours de l’atelier, je me suis demandé s’il arrivait que des groupes venant travailler à la MGI, issus d’établissements et de quartiers différents, aient la possibilité d’échanger, ne serait-ce qu’un moment. Non pour travailler ensemble, ils n’en auraient pas le temps et ce n’est pas le propos, mais pour qu’ils se présentent leurs projets.
Une façon de répondre à des questions telles que : les « autres » font-ils de la photo, du théâtre, du cinéma, de la poésie… ? Comment et où travaillent-ils ? D’où sont-ils ?
Ils repartiraient avec une meilleure connaissance de ceux qui comme eux investissent l’endroit.
Débat suite à la présentation publique Ces quelques lignes se veulent le témoignage en forme de bilan d’une expérience heureusement inachevée. On n’anime pas un atelier avec l’objectif de clore complètement un travail. Il faut ménager des ouvertures, des lignes de fuites. C’est dans cette perspective que j’ai souhaité travailler.
De la conception à la réalisation, il s’agit de mettre en place un processus qui amène chacun à trouver des éléments de réflexions personnelles pour l’accompagner après l’atelier, au-delà des murs de la MGI.
Car l’histoire n’est pas terminée, son écriture se poursuit sans nous, reprise par chaque participant en fonction de sa sensibilité.
Manuel Weber (metteur en scène) – février 2010
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